Le prix du pétrole brut WTI a atteint environ 59,8 dollars le baril, signant ainsi son plus haut niveau depuis plus d’un mois, à la suite des nouvelles annonces du président américain Donald Trump visant l’Iran.
Lundi, le président américain a déclaré que les États-Unis imposeraient des droits de douane de 25% sur les produits provenant de tout pays commerçant avec l’Iran, renforçant la pression économique sur Téhéran alors que le pays est confronté à des manifestations internes d’ampleur. Donald Trump a précisé que cette mesure serait « immédiatement applicable », sans toutefois fournir de détails supplémentaires sur ses modalités d’application.
Cette annonce a été accompagnée d’un durcissement du discours américain sur le plan sécuritaire. Le président américain a en effet mis en garde contre une possible action militaire contre l’Iran, ravivant les craintes d’éventuelles perturbations des flux pétroliers en provenance de l’un des grands pays producteurs mondiaux. Ces inquiétudes ont contribué à soutenir les prix, dans un marché déjà sensible à tout risque sur l’offre.
Les tensions sur l’approvisionnement ne se limitent toutefois pas au Moyen-Orient. La production du Kazakhstan fait face à plusieurs contraintes, liées à des conditions météorologiques défavorables, à des opérations de maintenance et à des dommages infligés aux infrastructures russes par des frappes ukrainiennes. Ces facteurs ont renforcé les préoccupations sur la disponibilité du brut à court terme.
Ces éléments ont, dans l’ensemble, contrebalancé les anticipations d’un accroissement de l’offre mondiale, liées à la reprise attendue des exportations de pétrole vénézuélien.