Les contrats à terme sur le cuivre ont dépassé le seuil des 6 dollars la livre mardi, inscrivant de nouveaux sommets historiques, sur fond d’anticipations d’un resserrement accru de l’offre mondiale en 2026.
Les opérateurs redoutent notamment que l’administration Donald Trump n’instaure de nouveaux droits de douane sur les métaux raffinés. Un tel scénario pourrait détourner une partie des flux d’exportation vers les États-Unis, au détriment des grands centres de négoce internationaux comme Londres et Shanghai, accentuant les déséquilibres d’approvisionnement.
Au-delà des risques géopolitiques, les fondamentaux de la demande restent solides. La modernisation des réseaux électriques, l’essor des projets d’énergies renouvelables et l’expansion rapide des centres de données continuent d’alimenter une consommation soutenue du métal rouge, essentiel aux infrastructures énergétiques et numériques.
Le mouvement haussier est également soutenu par les anticipations de nouvelles baisses de taux de la Réserve fédérale américaine, qui renforcent l’appétit pour le risque sur les marchés financiers et favorisent les actifs cycliques.
En Chine, premier consommateur mondial de cuivre, le maintien de politiques de soutien et l’abondance des liquidités renforcent les perspectives à long terme du marché, confortant la thèse d’un cycle haussier prolongé pour le métal industriel.